Étudier à l’étranger : comment réussir sa vie sociale ?

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La vie sociale est un des points majeurs d’un programme scolaire à l’étranger. L’échange, ce n’est pas que l’adaptation dans une famille. C’est aussi l’adaptation dans une école, une communauté et cela passe par l’intégration. Cela peut paraître compliqué, mais avec de la persévérance, le triomphe sera au rendez-vous !

Je me présente : Clara, 19 ans, ancienne étudiante-échange. J’ai suivi les cours à Decatur High School à Federal Way dans l’état de Washington de septembre 2013 à juin 2014. Les 3 premiers mois ont été particulièrement difficiles, car, honnêtement, ma vie sociale était au point mort ! Après avoir passé une semaine à pleurer et à m’apitoyer sur mon sort, j’ai décidé de prendre soin de moi. J’ai séché mes larmes et fait une liste des choses à faire pour améliorer ma situation. Je me suis notamment servie des conseils que j’ai pu entendre de nombreuses fois avant de partir et depuis que j’étais arrivée. C’est à mon tour aujourd’hui, en tant qu’ancienne Wepienne, de vous faire part de mes trucs et astuces.

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L’année dernière, au week-end d’orientation, quand WEP parlait de rejoindre une équipe sportive, je n’y croyais pas trop. Du coup, je n’ai pas suivi ce conseil, pourtant très précieux. Résultat: j’en ai fait les frais durant les 3 premiers mois. Après ma journée d’école, je rentrais à la maison à 14h30 et je ne faisais rien le reste de la journée. À la fin de la saison d’automne, j’ai pris mon courage à 2 mains, et j’ai été parlé à la dame qui s’occupe du département sportif du lycée. Je lui ai fait part de mon envie de rejoindre une équipe sportive en tant que manager. Elle m’a très gentiment proposé son aide et est allée se renseigner auprès de tous les coaches. Quelques jours plus tard, elle m’annonce qu’il y a 2 places de manager. Une dans l’équipe de gymnastique et une dans celle de basket. Ma soeur d’accueil, étudiante espagnole, voulait aller avec les filles de l’équipe de basket, j’ai rejoint celle de gymnastique. N’ayant aucune aptitude physique spécifique, mon rôle de manager a été d’assister le coach (prendre les présences, aller chercher du talc pour les gymnastes, aider à l’installation du matériel…) La saison a commencé tout début décembre. J’y ai d’ailleurs rencontré Karissa, l’autre manager de l’équipe et ancienne gymnaste, qui est aujourd’hui une de mes meilleures amies. Mes après-midis étaient désormais rythmées par les entrainements et les compétitions. Mon équipe a été classée 4ème meilleure équipe de l’Etat de Washington et j’étais super fière d’avoir pu vivre cette consécration avec l’équipe (et d’avoir touché le trophée!) Quand la saison s’est terminée, j’ai décidé de faire du softball (cette fois j’étais sur le terrain, à m’entrainer tous les après-midis), le sport qui me semblait le plus accessible physiquement et qui me permettait de ne pas être collée aux autres étudiantes-échange.

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Rester avec les étudiants-échange, c’est évidemment facile, mais ça peut être également une barrière à la vie sociale. Dans mon cas, tout le temps où je suis restée avec les étudiantes-échange a empêché ma vie sociale de prendre son envol. Tant que les gens me voyaient comme exchange student, je sentais bien que je n’allais pas aller très loin. Une fois que je me suis détachée de cette étiquette et que je suis devenue moi-même, les gens se sont intéressés à moi. Je suis sortie de plus en plus souvent avec les amis que je me suis faits et j’ai pu faire des choses que je n’aurais jamais cru pouvoir expérimenter avant de partir! J’ai assisté à tous les matchs à domicile de l’équipe de basketball de mon lycée, j’ai été parmi les 7 candidates du concours Miss Decatur, je suis allée à des matchs de baseball de l’équipe de Seattle, les sorties avec Karissa se faisaient de plus en plus souvent. Je ne suis pas passée par le chemin le plus accessible, mais j’ai eu les résultats escomptés.

Un des moyens pour passer moins de temps avec les étudiants-échange a été de ne pas avoir de class avec eux. En début d’année, je n’avais qu’une seule classe en commun avec d’autres étudiants-échange, et heureusement, car c’était déjà trop. En décembre, après un ras-le-bol d’entendre les ES parler en espagnol, j’ai discuté avec le professeur de Leadership, pour lui demander si je pouvais intégrer sa classe. Le lundi qui a suivi, j’ai eu mon premier cours et c’est sous les applaudissements et les cris que j’ai été accueillie par les 35 élèves de la classe ! Cette classe a été le vrai moteur de ma vie sociale. J’avais la chance d’être avec les élèves les plus populaires du lycée et à mes yeux, les plus chouettes, mais j’ai pu également m’investir dans la vie du lycée. Je faisais partie de ceux qui sont aux manettes de toute la vie de la High school, et ça c’est génial !

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Rejoindre un club est un autre moyen dont je me suis servie pour rencontrer des gens. Dans mon lycée, il y en avait plusieurs, mais le seul qui m’a vraiment intéressé a été le club DECA. C’est un club de marketing que l’on retrouve dans presque tous les lycées américains. En rejoignant le club et la classe de marketing, j’ai eu la chance d’aller à une conférence à Boston, de faire partie de ceux qui s’occupent du magasin du lycée, d’aller à une compétition de marketing, d’assister à un match de baseball et d’organiser Mister Decatur. Encore et toujours des opportunités pour rencontrer des américains et, bien évidemment, m’investir.

Le mois de juin a été le synonyme de retour. On va au cinéma pour la dernière fois, on fait du shopping de dernière minute, on s’échange nos yearbooks, on organise l’assemblée d’Adieu, on se prépare pour la graduation… C’est à ce moment-là que je me suis rendue compte de l’impact des changements que j’avais faits quelques mois plus tôt. Mon professeur de leadership m’a dit (ça sonne mieux en anglais évidemment): «You were at Decatur, now, you are Decatur » (« tu étais à Decatur, maintenant, tu es Decatur »)

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À travers ma propre histoire, je suis arrivée à cette conclusion très simple: toute occasion de rencontre est bonne à prendre ! Plus on s’implique dans la vie de son lycée (en parlant avec les autres élèves, en participant aux divers événements proposés par le lycée tels les matchs/spectacles/bals, en rejoignant une équipe…), plus les gens vont commencer à s’intéresser à vous. Il faut profiter de cet intérêt pour lier les amitiés. Plus on connait de gens, plus notre réseau s’agrandit et évidemment, plus il y a de chances de trouver les personnes qui feront la différence en amitié.


Clara

Envie d’étudier à l’étranger ? L’aventure commence sur www.wep.be

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Publié dans Etudier à l'étranger
One comment on “Étudier à l’étranger : comment réussir sa vie sociale ?
  1. Jennifer dit :

    Cet article est vraiment bien ficelé et les conseils très avisés. Il y a tellement de possibilités pour partir vivre à l’étranger, que ce soit étudier, partir au pair ou encore partir faire un stage… Pour ceux qui hésitent encore, suivez les conseils que cet article vous donne et tout se passera très bien !
    Dans ce dossier https://www.digischool.fr/etudier-etranger/ il y a énormément d’informations utiles sur tous les pays dans lesquels on peut partir à l’étranger (bourses, villes, séjours linguisitques, double diplôme).
    Bonne chance !

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